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ATELIER "EDUCATION"
Document Sud Education 04


> BILAN DES POSITIONS DE SUD EDUCATION 04 (Haute Provence) DANS LE MOUVEMENT DE GREVE
Un texte de Jean-Michel Ronda pour Sud Education 04


Depuis octobre de cette année scolaire Sud éducation 04 a participé à toutes les assemblées réunissant des personnes syndiquées, non syndiquées et des représentants d'organisations syndicales.

* Face aux dangers évoqués par de nombreuses personnes et par nous mêmes, notre attitude a été constante : nous proposions que des assemblées générales soient convoquées dans un maximum d'établissements pour informer les personnels afin de préparer la grève…

Les réponses des responsables des " grosses orgas " y étaient hostiles et nous stigmatisaient comme extrémistes…

* Par la suite nous proposions des dates pour préparer les grèves du mois d'avril : nous avons même proposé une réunion intersyndicale et interpro à une date précise au foyer Quintran. (réservation de la salle et rappel par invitations aux orgas ) : aucune autre organisation syndicale n'a daigné venir…

La réponse FSU / CGT n'était autre que les convocations aux " temps forts "… le premier mai étant pour eux un temps fort… Nous nous sommes opposés à cette politique de grèves d'une journée argumentant qu'elle n'était pas du tout à la hauteur des enjeux. Nous nous sommes même fait accuser par le leader de la FSU de mépriser le premier mai (Ô combien symbolique !)… Nous disions que seule une grève générale illimitée pourrait bloquer le rouleau compresseur du pouvoir…

* Lors des deux manifestations de mai ( le 1er et le 5) Sud éducation 04 prend l'initiative de réserver la salle de la mairie de Digne afin que les manifestants puissent se réunir en assemblée ce qui n'était pas la préoccupation des bureaucrates locaux. Evidemment on peut imaginer sans peine qu'à ce niveau ceux-ci nous voient comme des " concurrents gênants ".

Sud éducation reprend l'initiative en convoquant une autre assemblée interpro pendant les vacances d'avril. La quasi totalité des personnes présentes sont des enseignants . On nous reproche de ne pas avoir su convoquer l'interpro ! (comique quand rétrospectivement on a pu constater l'inanité des convocations interpro des " grands syndicats " !)

* Nous appelons à la grève de l'E.N pour la rentrée du 28 avril.

* Le Lycée Professionnel Martin Bret de Manosque…

Le 28 avril le L.P Martin Bret se met seul en grève sans attendre de convocation nationale des syndicats majoritaires, et les grévistes commencent à sillonner le département… Ils apparaîtront par la suite pour longtemps comme l'avant-garde du mouvement.

La question de pourquoi le L.P se met en grève en devançant l'appel a certainement dû trouver une réponse dans la tête de certains mais elle n'a pas été formulée. Pourtant ce n'est pas un hasard et encore une fois la présence de Sud a été pour le moins déterminante dans ce phénomène. En effet Sud éducation a convoqué deux réunions d'informations syndicales avant la grève et appelé à prendre les devants. Le LP est l'établissement dans lequel la présence de syndiqués Sud est la plus forte de tout le département…

* Le cinq la grève démarre un peu partout avec A.G. Immédiatement Sud éducation fournit à tous les grévistes un outil de communication qui s'avérera primordial : la liste de diffusion Coordination 04 dont nous diffusons l'adresse sous forme de tract lors des premières AG.

La grève s'étend et Sud éducation appelle tout de suite à créer une coordination et explicite non seulement son éventuelle structuration mais également les enjeux d'une telle création. Ces positions ne seront pas suivies. En effet nous appelons à des A.G par établissements avec délégués et réunions des délégués localement et régionalement puis à rejoindre la Coordination nationale…

A. appelle à une AG départementale dont tous les membres voteraient en leur propre nom. Moment de confusion car J.M. considère qu'à ces AG tous les grévistes ne sont pas présents et que les participants ne représentent qu'eux même et n'ont pas de mandats (discussions en perspective). Finalement c'est la proposition d'A. qui rencontre le plus de succès…

L'hostilité des syndicats majoritaires croît : ceux-ci insinuent, voire disent que nous sommes des " sous-marins " ( De quoi ? De qui ?) et que nous essayons de manipuler l'A.G ! ! Nous sommes plusieurs de Sud (et J.M en particulier) à nous énerver et à parler des " syndicats " comme des ennemis du mouvement… A partir de là les bureaucrates ont beau jeu de nous montrer du doigt comme des éléments louches puisque dans le même temps nous appartenons à un syndicat…

J.M se rend compte rapidement du piège dans lequel nous sommes tombés et décide de corriger le tir… Le mal est fait puisque même un sympathisant comme F. H. assimile J.M. au pire des bureaucrates, c'est dire ! Comme de plus les tirs se sont concentrés sur sa personne celui-ci décide de se mettre en retrait momentanément…

G. et J.M. décident de faire un site Internet pour la coordination en prévision de la rentrée…

Interventions diverses :

  • Diffusion de plusieurs tracts pendant les manif dont un : " Nous n'avons rien à négocier ! ".
  • Intervention au micro de B. une fois au nom de la Coordination, une autre fois au nom de SUD éducation.
  • Plusieurs interventions de J.M au micro lors des manifs et rencontre en intersyndicale avec le sous préfet. (nous n'avons toujours rien à négocier !)
  • Rôle éminent d'A. comme présidente de séance lors des A.G.
  • Diffusion sur internet d'un texte de J.M dénonçant les tactiques manipulatrices de la FSU et de la CGT sous forme littérairement ironique : " La lettre du jésuite ".
  • Et tous nos copains de Sud qui ont sillonné le département, participé aux multiples actions, fourni maintes informations et documentations et ont fait entendre notre voix avec efficacité et cohérence.


Au total, Sud éducation de par ses initiatives est désormais connu sur tout le département, ses positions en faveur de l'extension, de la radicalisation et de la démocratisation de la grève le sont également. Les membres du syndicat ont été présents à tout moment montrant que nous étions un syndicat militant et non un syndicat de " services ". Plusieurs personnes ont dores et déjà manifesté leur désir de nous rejoindre. C'est cette reconnaissance là que nous cherchions plutôt qu'une reconnaissance basée sur une éventuelle participation aux instances paritaires ou une reconnaissance officielle de notre existence…

Nous avons seuls assumé également la critique cohérente des " politiques syndicales majoritaires " et de ce côté là nous sommes fiers de nous être engrangés de solides antipathies…



* Si vous souhaitez participer, faire part de réflexions, contributions, questions à débattre, merci d'adresser un mail aux animateurs de l'étape préparatoire à la tenue de l'atelier ou a fsas-infos@ras.eu.org


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